VEGA

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lundi 30 janvier 2017

La grande Guadeloupe et ses îles


Notre expérience de la Guadeloupe l’année dernière ne nous avait pas donné envie d’y passer à nouveau du temps… Les circonstances ont fait que nous y sommes rester quasi deux semaines et que nous avons passé de supers moments !

Après une nuit rouleuse sur Deshaies, nous sommes donc partis vers Malendure et la réserve Cousteau pour passer quelques jours avec Franky et Corinne. Franky est un ami « plongeur » d’Alex. Il avait auparavant un club sur le Bassin d’Arcachon et fait les saisons en Guadeloupe. Aujourd’hui avec Coco, ils montent un projet de croisières plongée en Méditérrannée ;-) Si vous voulez un séjour au petit soin, mais avec un peu de folie, c’est sans conteste avec eux qu’il vous faudra partir ! 
Le mouillage à Malendure est bien abrité, ça nous change des derniers jours… On profitera du coin pour une session d’apnée et une petite plongée sur l’îlet Pigeon. 


 








Au final, Franky et Coco prendront trois jours de congés et partiront avec nous sur les Saintes. On les récupéra mardi 17/01 à Trois Rivières, après une préparation du bateau à la Marina Rivière Sens, fort sympathique et économique (à savoir).




Le temps sur les Saintes est complètement dingue, de belles journées ensoleillées, avec juste ce qu’il faut de brise. Au programme, bons repas, bons vins, langoustes, PMT, ballade sur l’îlet Cabris, chasse et plongée pour les gars, farniente pour Coco et moi, on profite du pont de Vega ! 



















Voilà, après trois jours au top, Franky et Coco repartent par le ferry pour la grande île. Quant à nous, nous prendrons la direction de St François au nord de la Guadeloupe, pour retrouver « un ancien » de Mayotte. Benoît est un pote chasseur d’Alex. Avec sa femme et ses enfants, ils ont quitté Mayotte en 2011, ils l’avaient connus la première fois en 1997, difficile d’imaginer à quel point ça devait être tranquille… Bref, Benoît a proposé une chasse dans le bleu (sur les DCP) à Alex, qui ne s’est pas fait prier ! Ils partiront à 4h du mat et seront de retour à 18h, après avoir fait plus de 85 kg de poissons dans la journée ! 

En pleine préparation des ses fusils de chasse

Chez Benoît et Joëlle
Les Globicéphales croisés en chasse

Le lagon de St François est hyper calme, on y dort comme des bébés. Et cerise sur le gâteau, nous sommes à 10 minutes à pieds de la Drop Zone ! Nous y passerons la journée de dimanche, même si Alex ne pourra faire qu’un seul saut, l’avion est tombé en panne en début d’aprem. Mais ça en valait la peine, le ciel est complètement dégagé et de la haut, il verra la Desirades, Marie Galante, Les Saintes, la Dominique, Antigua et Montserrat au loin ! Sandy et Yohann, ceux qui ont formé Alex sur la DZ de Soulac sont ici pour la saison, décidément la Guadeloupe attire du monde… On les retrouvera bientôt pour un saut à Royan.






A droite...

Sans retouche !!!
Il est temps pour nous de rejoindre la Martinique, Fab et Betty arrivent dimanche 29. Mais avant cela, nous ferons un stop de trois jours sur Marie Galante, l’île zen. Encore en marge du tourisme de masse de la Guadeloupe, il règne ici une ambiance digne d’un village du FarWest… Comme on dirait chez nous, « polé, polé » ! Pour découvrir cette île, nous louerons une 125 pour la journée et ferons le tour sans problème. Visite des Distilleries réputées (Bellevue, Bielle) et petites dégustations, déjeuner sur la plage de la Feuillère, au bord d’une eau turquoise et balade le long de la côte nord, balayée par la houle ! Le lendemain, nous nous mettrons à l’eau à la recherche de Langoustes pour notre dernier dîner sur cette île. Demain direction la Martinique.




















Nous partirons de bonne heure et pensons dormir au sud de la Dominique, pour demain rejoindre directement la Marina du Marin où nous devons faire visiter le bateau à deux personnes. La navigation devrait être tranquille, 10/12 noeuds de vent d’Est / Sud-Est, parfait ! Nous arrivons toute voile dehors sur la Dominique. Nous longeons les côtes à près de 10 miles, où il y a plus de 1900 mètres d’eau bleue sous la coque, c’est que nous espérons les voir… Les cachalots ! L’île est réputée pour en avoir toute l’année. Installés sur le pont, l’autopilot fait sont travail, la mer est tellement calme et claire, c’est parfait. Si les cachalots ne sont pas au rendez-vous aujourd’hui, nous avons la chance de faire la rencontre d’un énorme groupe de dauphins, des longs becs, dont des tachetés et des dauphins de Fraser. Penchés au balcon avant tels des mômes, on les entend communiquer, un vrai concert ! Ils joueront un moment dans l’étrave du bateau et on fera plusieurs tours. Alex tentera même une mise à l’eau, mais ils sont curieux… De loin ! 




Les conditions sont tellement idéales que nous décidons de poursuivre notre route direct jusqu’en Martinique. Arrivée prévue au petit matin. A la tombée du jour et alors que nous allions ranger les lignes, la pêche du soir nous sourit, un thon de 8kg mord à l’hameçon, MIAM ! 



Ca y est nous attaquons la traversée du canal de la Dominique, la nuit est tombée et le vent s’est levé (de face), ainsi que la houle, mais ça reste tout à fait correct. Alors que nous entamions la veille du soir, je scrute un voilier au comportement étrange. Jusqu’à maintenant je voyais son feu rouge au loin (il vient d’en face), puis son feu vert, puis beaucoup trop de lumières… J’ai juste le temps de dire à Alex que « j’ai comme l’impression que le bateau nous fonce dessus », pour qu’on coupe les gazes et qu’il nous coupe littéralement la route à peine 100 m devant, « espèce de boeuf » !!! Rien, pas un appel VHF, pas une excuse. Il se dirigera loin au large… Direction le Venez, autant vous dire qu’il n’est pas prêt d’arriver ;-)


Voilà, après cette petite frayeur du soir, on entamera nos quarts jusqu’à l’arrivée dans la Baie de Trois Cayes, à coté de la Marina du Marin, au sud de la Martinique. Ca faisait longtemps que nous n’avions pas fait une navigation du nuit, il ne fait pas chaud et on est bien fatigués. Contents d’arriver à 6h, on se fera un p’tit somme de 4 heures avant de rentrer à la marina pour deux jours et s’occuper de Vega !


jeudi 19 janvier 2017

Montserrat, escale sulfureuse !

Aussi appelée l’île Emeraude, elle fut découverte en 1493 par Christophe Colomb qui lui donna le nom d’un paysage de monastère catalan auquel elle lui faisait penser. En 1632 elle devint le refuge d’irlandais catholiques inquiétés par l’Angleterre. Tout comme St Kitts, sa possession fut longtemps l’objet de luttes entre les français et les anglais pour revenir définitivement à l’Angleterre en 1793 !

La spécificité de cette île est son volcan en activité ! Eteint pendant très longtemps, la Soufrière de Galway s’est réveillée en 1995 et détruit la moitié du Sud de l’île. En 1997, une nouvelle éruption rasa totalement la capitale Plymouth. Une zone d’exclusion fut instaurée couvrant tout le Sud de l’île jusqu’à près de 2 milles nautiques au large des côtes. Une très grande partie de la population s’est expatriée sur les îles voisines et celle qui a souhaité rester est concentrée dans le nord.

Voilà pour la petite introduction rapide de cette île atypique. Nous étions partis pour nous y arrêter 2 ou 3 jours, mais après 6 heures de nav toutes voiles dehors, le seul mouillage autorisé de l’île sur Little Bay est impossible. La houle (1 à 2 m) rentre et l’unique bateau au mouillage se fait bien chahuter ! On décide donc de tracer vers le sud et voir si l'on peut se trouver un mouillage plus abrité, même si la zone est interdite à la navigation et au mouillage…

Nous longeons donc la côte et le spectacle est à la fois hallucinant et désolant. Au sommet, le volcan souffle une épaisse fumée blanchâtre et d’énormes coulées pyroclastiques ont ravagé les flancs de la montagne pour plonger dans les eaux turquoises de la mer des caraïbes… On file tranquillement au moteur. La houle de nord rentre de moins en moins et nous avons tout le temps d’observer, de nos yeux ébahis, ces paysages d’un autre monde. La ville de Plymouth, abandonnée et en ruine nous fait penser à une ville d’après guerre. 










Mouillés au pied du volcan, à German’s Bay, dans la zone interdite certes, nous serons cependant vigilants aux humeurs de la Soufrière ;-) La baie est calme, nous devrions assez vite trouver le sommeil. Comme nous n’avons pas vraiment le droit d’être là, nous partirons dès le lever du soleil pour la Guadeloupe. Il n’y aura donc malheureusement pas de visite plus approfondie de cette île. Mais ça nous titille, enfin surtout Alex, il aimerait aller fouler les plages de sable noire et les coulées aux rochers énormes qui dévalent les pentes douces… Nous descendrons donc quand même à terre pour voir cela de plus près et prendre quelques photos.








Après une nuit agitée, la houle s’est levée en fin de soirée. Nous nous réveillerons avec une forte odeur de souffre, une pluie fine tombe et doit certainement faire tomber la fumée du volcan avec elle…

Nous partirons fatigués pour la Guadeloupe, mais la météo clémente nous permettra de faire une traversée tout à la voile jusqu’à Deshaies… Retour à la case départ !!!
A très bientôt

NB  : nous sommes en Guadeloupe (et alentours) depuis le 13 janvier et y restons jusqu’au 23.


dimanche 15 janvier 2017

Petite escapade à St Kitts & Nevis

En voilà une belle découverte ! Nous ne devions pas passer par là… Et bien nous sommes ravis d’avoir eu à changer de route. Ces petites îles, bien moins connues que les autres cailloux de la caraïbes, nous aurons bien plus ! L’ambiance qui s’en dégage est paisible et c’est encore plus vrai sur Nevis. Elles sont un Commonwealth indépendant du Royaume d’Angleterre ; on y retrouve donc la « rigueur » anglaise mixée avec une bonne dose de tranquillité des insulaires. Le nombre incroyable de rastas y est peut-être aussi pour beaucoup ;-) Quand vous parcourez les rues, vous ne pouvez échapper aux sons reggae ci et là, dans les commerces ou les habitations. 

Nous sommes restés une semaine au mouillage, d’abord à White House Bay, sur St Kitts, puis à Pinney’s Beach, sur Nevis. Ce ne sont pas les mouillages les plus abrités que l’on ai fait, mais la configuration des îles n’offre pas mieux.

Sur St Kitts, nous avons loué une voiture et fait 2 fois le tour de l’île au rythme des klaxons de taxi, bus et chants gospel qui s’échappent des nombreuses églises et chapelles de l’île. 
Nous avons plongé au coeur de l’histoire et batailles entres les français et les anglais au Fort Brimstone hill, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ; découvert le Batik, procédé de coloration sur tissu utilisant de la wax (jusqu’à 9 jours de travail pour 5 couleurs) au Caribelle Batik and Botanical Gardens et pour finir, nous sommes montés au sommet du volcan Liamuiga, une ascension au coeur de la forêt tropicale, accompagnés des singes verts, jusqu’à la vue magnifique sur le cratère !

Sur Nevis, nous avons plutôt flâné dans les rues de Charlestown à l’architecture très marquée, apprécié la zen attitude ambiante et la drôle de cohabitation entre les locaux et les retraités anglais et américains venus passés ici de jours paisibles. Nous avons pu profité des marchés de fruits et légumes et de quelques délicieux plats locaux avant de mettre le cap, direction Montserrat, à quelques 35 miles au sud !

Histoire de changer un peu, voici un petit diaporama pour vous raconter tout ça en images !

A très vite.



vendredi 6 janvier 2017

De St Martin à St Kitts & Nevis

Et oui, petit changement de programme : nous ne sommes pas partis en direction des BVI comme prévu, mais du Sud et plus précisément vers St Barth dans un premier temps, puis les îles plus oubliées de St Kitts & Nevis. Nous avons pris la décision d’abandonner - à contrecoeur - les BVI, car le temps ne s’améliorait pas et même si nous avions un créneau pour y aller, on risquait d’être bloqués en voulant en repartir… Et cela aurait pu être embêtant puisque nous rejoignons des amis, Betty, Fab et leurs deux enfants, en Martinique à la fin du mois. Ainsi, après quelques jours à Grand Case, on a fait une grosse préparation du bateau et sommes partis pour St Barth. 

Jeudi 30 décembre, 8h, on lève l’ancre, le temps est à peu près au beau et le vent annoncé est bien là. Sur le chemin on essuiera quelques grains. Le vent et la houle de face nous ralentissent considérablement et même avec le génois, on peine à faire du 5 noeuds. On arrivera sur les coups de 13h à l’Île Fourchue, petite île à 5 miles de St Barth, classée en Réserve Naturelle et où nous devrions pouvoir faire quelques plongées. Comme cette zone est dans le Parc Marin, nous devons prendre une bouée à dispo, ça tombe bien il y en a une juste en face de la plage, bien à l’abris… D’autres bateaux sont déjà là, essentiellement des catamarans de location ou du charter. Cette petite escale de 24h aura été parfaite. Nous avons fait deux belles plongées, les fonds sont bien différents de ce que nous avions vu jusque là : éponges - parfois très grosses - de toutes les couleurs, raies, tortues, poulpes, nudibranches, balistes, … Ca fait du bien ! Et avant de quitter ce petit cailloux et après quelques minutes de marche, nous atteignons un sommet de l’île avec un point de vue exceptionnel. Au loin, on aperçoit St Martin, St Barth, Saba, St Eustache et même un petit bout de St Kitts… 

Île Fourchue

Chirurgien bleu
Eponge



Poisson coffre

Beauclaire

Poulpe






Melocactus



Notre arrivée à St Barth ne contredit pas la légende, des yachts et énormes voiliers par centaine, tous plus gros les uns que les autres et même le plus grand du monde, 162 m, appartenant au milliardaire Russe Abramovitch… Peut-être apprendrez vous, comme moi, que St Barth fut longtemps Suédoise avant d’être française. Aujourd’hui, c’est LA destination « select » des caraïbes et ce petit bout de terre de 25km2 voit toute la jet set défilée pour les fêtes… Nous et Vega, on fait tous minus à côté de tout ça, c’est impressionnant. Je n’aurais jamais pensé qu’autant de gens pouvaient avoir autant d’argent. Pour vous donner un petit exemple : Monsieur Abramovitch (qui détient donc le plus grand yatch du monde) n’est que la 157ème fortune mondiale, avec près de 8 milliards de dollars… Ce qui veut donc dire qu’il y en a 156 autres plus riches que lui sur terre !!! Bref, malgré cela nous avons passé un très bon nouvel an ; petit diner de fête en amoureux sur le bateau, magnifique feux d’artifice depuis Vega, avec en prime un super concert de klaxons de tous les yachts ; prenant ! Nous avons voulu aller continuer la soirée à terre, mais là les différences sont frappantes et définitivement nous ne sommes pas du même monde… Nous avions juste oublié d’apporter nos tenues « Prada, Hermès, Givenchy, Dolce & Gabbana » et nos montres Cartier » ;-) 


Après un lendemain de repos, nous avons remis la tête sous l’eau et fait deux autres plongées sur le Pain de Sucre et Gros îlets, avant de se préparer à mettre les voiles pour St Eustache (Statia). 


Monnaie des Caraïbes

Nudibranche


Mardi 3 janvier, la météo est parfaite, nous levons l’ancre à 13h pour 5 heures de navigation toutes voiles dehors. Le vent est d’Est, au 90° vu notre direction et nous avançons à 6 noeuds de moyenne, on fera même des pointes à plus de 8. En arrivant au nord de St Eustache, le vent dans les reliefs - un volcan de plus de 600m - nous fait faire un beau départ au lof, Vega nous fera un bon 180° ! Même pas peur, Alex reprend la barre et nous voilà repartit. On arrivera dans la baie d’Oranjestad pour le coucher du soleil. St Eustache, comme Sin Marteen, fait partie du Royaume des Pays Bas. Elle est entièrement classée en réserve naturelle et vous ne pouvez y plonger seul, vous êtes obligé de prendre les services d’un club. Autant vous dire qu’avec tout notre matériel à bord, ça nous gonfle ! Même l’apnée est interdite… On ne fera donc qu’une étape nocturne sur cette île et on fera bien. Le mouillage est tellement rouleur, que même allongés sur le dos, on se tombe dessus ;-) 7h, le soleil est là, on lève l’ancre, direction St Kitts à 20 miles de là. 

Le volcan The Quill - St Eustache

Pour cette petite navigation, nous avons le vent et la houle de face, on se traine un peu. Après avoir longé une bonne partie de la côte Sud de St Kitts, on s’arrêtera à Basseterre pour effectuer les formalités d’entrée sur le territoire. Un, deux, trois, quatre bureaux plus tard, nous sommes en possession de tous les documents nécessaires pour notre séjour d’une petite semaine sur St Kitts & Nevis. Le mouillage à Basseterre est rouleur également, on regarde la carte et on aperçoit au loin des voiliers mouillés dans une baie à 2 miles de là. On file ! Quel bonheur, c’est calme et très jolie. C’est très étrange ces paysages de montagnes, collines, volcans alors que vous êtes sur un voilier au mouillage. Et bonne pioche, sur la plage de la baie où nous avons mouillé, il y a un super bar lounge avec le wifi !

Le volcan Liamuiga - St Kitts

Basseterre


Le Salt Plage

Voilà, nous sommes donc dans la baie de White House depuis 2 jours. Hier on s’est fait une bonne session d’apnée, mais pas de chasse. On s’est fait contrôler par les douanes et au Custom ils ont oublié de nous signaler qu’il fallait un permis pour chasser. C’est pas faute d’avoir demandé… :-(

Aujourd'hui, journée tranquille et pour le week-end nous avons louer une voiture : à nous les grands espaces verts !

mardi 3 janvier 2017

Happy New Year in St Barth !

On vous souhaite à tous une merveilleuse année 2017 !
Que celle-ci soit riche en petits et grands bonheurs, que la joie remplisse vos coeurs et que de beaux projets -  comme nous avons la chance de vivre en ce moment - frappent à votre porte !
On vous embrasse fort


Nous avons quelque peu changer notre programme de navigation, on part ce jour de St Barth direction St Eustache, on vous raconte tout ça en détail tout bientôt...