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jeudi 12 mai 2016

Bienvenido en Republica Dominicana !

Lundi 2 mai.
Le passage du Canal de la Mona se passe très bien, la météo est bonne ! Sur la nav on se cuisine  donc un bon chili con carne, avec des steak burger, c’est tout ce qu’on a trouvé ;-) Dans la journée, on croisera les Dauphins Stenels, dont des tachetés qui s’amusent dans les vagues !

A 19h on commence à apercevoir les côtes de la Rep Dom. Pour les quarts de nuit, nous nous organisons un peu mieux. Alex et moi irons nous coucher en premier et on prendra le quart à 1 heure du matin. La nuit a été un peu agitée, pas mal de houle et des orages sur les terres et derrière nous. 


On a pas très bien dormi, mais ce n’est pas grave. Le levé du soleil est magnifique et nous nous dirigeons vers une petite baie pour nous poser pour la journée. 













Le lieu promis par Alex est unique, on se croirait tout droit sorti d’un film de pirate ! Nous sommes seuls au monde et là nous commençons réellement à se rendre compte de la chance que nous avons et des belles découvertes que nous allons faire pendant cette année… 
 


... Et oui, parce que le choix de partir pour un an en voilier ne s’est pas fait sur une volonté de naviguer à tout prix, mais bien de se balader avec « notre maison ». Ces 3 semaines de navigation en continue sont exceptionnelles, elles s’apparentent d’avantage à un convoyage pour rallier les Bahamas, notre première vraie destination. Claudine et Max, les parents d’Alex ont bien voulu vivre ce début d’aventure avec nous et sans eux, cela aurait été bien difficile. C’est assez éprouvant, surtout pour moi. Alex connait très bien la mer et les bateaux ; la voile, il re-découvre, mais contrairement à ma logique, la sienne est bien plus perspicace ;-) Bref, on apprend tous les jours et de mon côté je commence à bien me faire à la vie à bord.

La Playa de Bull est donc tout simplement merveilleuse, même si l’eau est un peu fraîche ! Baignade, douche, déjeuner, sieste et nous voilà repartit pour la nuit. La deuxième nuit pour rejoindre Luperon se passe plutôt bien. J’ai encore une petite appréhension quand la nuit tombe, mais une fois la vue habituée et les étoiles à proximité, le calme s’installe et on se laisse filer… Nous arrivons dans la matinée à Luperon. 







L’entrée de la marina est sublime, on rentre dans une mangrove où une cinquantaine de bateau est mouillée, dont une grande partie de « bateaux caravanes », comme on les appelle ! Des voiliers ou cata mouillés depuis de nombreuses années, avec ou sans vie à bord ! 












Nous avions lu dans un des nombreux ouvrages que nous avons à bord, que la République Dominicaine n’était pas « incontournable ». D’un côté, les plages très touristiques avec les complexes « all inclusive » et de l’autre la vraie vie et les vraie gens, assez démunis. Nous avions donc choisi d’aller à Luperon, côté nord, car peu touristique et apparemment très sympa. Après avoir mouillé, nous arrivons à trouver du diesel, 2 jeunes en barque viendront jusqu’au bateau avec une dizaine de bidons… Encore novices et moi certainement un peu trop naïve, nous allons jusqu’à l’immigration pour faire les formalités d’entrée. Comme nous ne restions qu’une nuit, on espérait ne pas avoir à payer toutes les taxes et surtout ne pas se faire « entuber ». Rater ! On s’acquittera de 180$ pour nous 4 et le bateau pour une nuit ! Forcément, je m’énerve en espagnol, en leur expliquant que pour une telle somme on aurait eu droit à une belle nuit dans un hôtel 4*, bref rien de très constructif et surtout très risqué ! Ils auraient pu en profiter pour nous embêter encore plus… Ainsi, 1h30 plus tard, nous retournons donc au bateau soulagés de quelques dollars et accompagnés du responsable de l’agriculture qui souhaite vérifier si nous n’avons rien de problématique à bord (animaux, plantes, fruits et légumes) et nos poubelles… Il repartira avec les bouteilles en plastique !
Notre « mini » carte de séjour en poche, nous partons tous les 4 au village déjeuner et faire quelques courses. Il fait chaud, très chaud ! L’ambiance est assez étrange. Tout le monde circule à moto, à 2, 3, voire même 4 personnes. De nombreuses personnes sont assises dans la rue et discutent. Il y a de plein de petites échoppes, mais pas de vrais « supermarchés ». On fera avec ce qu’on trouve… C’est comme à Puerto Rico, à la mode américaine ! Toujours pas de viande et peu de fruits et légumes !






Une petite baignade avec Claudine sur la plage à l’entrée de la mangrove nous détendra... 








Après notre douche, plus d’eau dans le réservoir arrière, nous passons sur l’avant, mais ça ne fonctionne pas très bien. Alex répare encore une fuite ! Ces tuyaux sont vraiment pourris. Dès que nous serons aux Bahamas, on changera tout ça. 
Nous partons dîner au restau de la marina, cela nous permet d’avoir accès à Internet et de manger de la viande ;-) En rentrant en annexe, on observe une quantité impressionnante de plancton fluorescent dans l’eau, au point que cela en éclaire la nage des poissons dérangés par notre passage… C’est magique !
Nous voilà au lit pour un départ au lever du soleil vers Great Inagua, aux Bahamas… 

Au revoir la République Dominicaine, vraiment pas certains de repasser par là !

mercredi 11 mai 2016

Départ pour la République Dominicaine...

Dimanche 1er mai, ravitaillement et préparation du bateau pour un départ en fin de journée vers la côte nord de la République Dominicaine. Dans le village balnéaire de Boqueron, nous avons la chance de trouver des huitres. Elles sont toutes petites, mais bien bonnes. Accompagnées d’un carpaccio de Thazard préparé par Alex, nous nous régalons !



La météo annoncée est plutôt bonne. Cette traversée présente une spécificité et un passage redouté, le « canal de la Mona ». Il s’agit d’un passage où les fonds passent de quasi 3000m à moins de 100m, ce qui peut créer une forte houle. Il est donc important qu’il n’y ai pas trop de vent ! En fin de journée, nous passons par la Marina dans la baie d’à côté pour faire le plein d’essence, une machine de linge, quelques courses et vérifier une dernière fois la météo.
Faire les courses à Puerto Rico relève d’un casse tête chinois ! Vous trouverez en quantité toutes sortes de sauces, boîtes, charcuteries sous vide, burger, saucisses bizarres, pain « gras », pâtisseries appétissantes (à première vue), mais pas de viande et peu de fruits et légumes… Nous trouverons tout de même de quoi pouvoir préparer un chili con carne pour notre traversée !
Ca y est, nous sommes prêts pour 130 milles de nav jusqu’à la côte de la République Dom et un premier stop de quelques heures, avant de rallier Luperon.
Notre première tentative est avortée, à 19h le vent est monté pour s’établir à plus de 25 noeuds et même quelques rafales à 33 noeuds. Nous prenons la décision d’aller nous abriter dans une baie au nord ouest de Puerto Rico, à 3 heures de nav, pour la nuit ! J’avoue qu’en voyant le vent monté  et la houle se former, mon estomac commençait à se nouer… La perspective de traverser le Canal de la Mona dans ses conditions nous a tous calmé !

Nous partirons le lendemain matin après un check meteo auprès de Guigui, car nous n’avons plus d’accès Internet… Nos quelques jours sur l’île nous ont donné envie de revenir, pour aller dans les terres, à la rencontre de la population et prendre le temps de découvrir cette île… Nous reviendrons certainement à notre retour. Hasta luego Puerto Rico !

lundi 9 mai 2016

Puerto Rico, l'américaine !

Nous voilà donc à Puerto Rico. La Marina où nous nous sommes arrêtés, est un « yacht club », il y a d’ailleurs de très beaux et gros bateaux ! Nous sommes fatigués, mais très contents d’être là ! Rangement, séchage du bateau et petit-dej en attendant que la marina ouvre. Nous allons rester ici jusqu’au lendemain matin. Après cette première traversée mouvementée, une nuit au calme ne nous fera pas de mal ;-)
Les personnes du Yacth Club sont très sympas, elles nous indiquent et appellent même pour nous un professionnel capable de nous réparer la grand voile dans la journée ! Après avoir loué une voiture, un SUV automatique, la plus petite voiture du parc auto, nous voilà en route pour Fajardo. En quittant Palmas del mar, on se rend compte que nous sommes dans une ville « fortifiée », une ville dans une ville, avec « douane » à l’entrée. Toutes les rues sont propres, des petites voiturettes (type golf) se baladent un peu partout. Les voitures sont toutes plus grosses les unes que les autres. On se croirait tout droit sortit de « Desperate Houssewife »… Une ville truman show de plus de 10 kilomètres, une réalité faussée, avec trottoir doré à l'image des chevelures des joggeuses ricaines venues se vautrer dans un coton protégé d'une barricade au drapeau 51 étoiles. Ils y ont leurs piscines, disco club, lotissements, gardiens et ramasseurs de crotte !
A l’extérieur, la réalité est tout autre, on se croirait d’avantage à Mayotte et ils ont élevés le barreaux en art décoratif ;-)
A Fajardo, nous devons également nous rendre à l’immigration pour faire notre entrée sur le territoire, c’est que nous sommes au USA ! Ce qui aurait du être une simple formalité se révèle bien plus complexe. Vous le saurez, le formulaire ESTA n’est valable que si vous entrez « commercialement » (compagnie aérienne, maritime, …) sur le territoire américain. Nous voilà donc sans VISA, ni ESTA ! Nous devons alors nous acquitter d’une « parole », document nous permettant de rester quelques jours à Puerto Rico pour 65$ par personne… Nous passerons plus de 2 heures à faire tous les documents nécessaires dans un bureau à 10°, sans avoir mangé ! Pour la petite anecdote, et les mahorais comprendront : nous n’avions jamais vu quelqu’un agir aussi lentement ;-)

La voile est réparée, l’atelier où nous l’avons portée a fait du bon boulot, ils nous ont même réparé une couture qui s’abîmait… Un petit stop dans un resto pour manger de la « viande » à 16h et on rentre à la Marina.


Une nuit de repos, une grand voile remontée, les pleins d’eau et d’essence faits et nous voilà repartit. Aujourd’hui, nous irons jusqu’à Ponce. Tout le monde va bien mieux sur le bateau. Sur la route, nous avons attrapé un Thazard, notre premier en nav ;-) Quelques grains sont venus perturbés notre journée et l’autopilot s’est stoppé. Il faudra voir au mouillage ce qu’il s’est passé…





La Marina de Ponce est plutôt « industrielle », mais très au calme. Nous partons à terre pour boire un verre. Des « Bodegas » sont installées tout le long de la baie. Nous sommes surpris par la forte présence de la culture américaine, notamment en ce qui concerne la nourriture et les voitures ! Et le poids, ou plutôt le volume des gens... Quelques sangrias, cervezas et tapas plus tard, nous retournons au voilier pour une bonne nuit de sommeil. Demain nous remontons vers la côte ouest. 

 

Nous partons de Ponce un peu précipitamment, car il y a un gros grain / orage qui arrive… 



Toute la première partie de la navigation jusqu’à Buqueron se fera sous la pluie. Mais comme le dit si bien le dicton « après la pluie, le beau temps » et nous bénéficions d’une superbe météo pour le reste de la journée. A la pointe sud ouest, nous avons la chance de croiser les grands tursiops du large. Ils nous accompagneront à l’étrave du bateau pendant un bon petit moment ! Un petit bonheur qui vous met le sourire pour la journée !



Nous arrivons à la plage de Boqueron en fin de journée, le vent a forci, 25/28 noeuds, on a rangé les voiles. C’est une grande baie avec une belle page de sable. Certainement un lieu très fréquenté les week-end, nous y croisons des pédalos/vélos, des bananes tractées, des jet ski et autres speed boat ! 



Le mouillage est calme et la nuit douce. Demain on se prépare à partir pour la République Dominicaine. Ah oui, nous avons quelque peu changé les plans, nous ne passerons pas par les Iles Turks, je n'ai, avec les parents d'alex pas vraiment envie de refaire une nav de 2,5 jours. On passera donc par la République Dominicaine, puis l’île la plus au sud des Bahamas, Great Inagua.

Un apéro dans un bar sur pilotis et un Thazard au barbecue clôturent cette nouvelle journée à bord de Vega.






NB : nous sommes en retard sur les articles, mais la carte de notre voyage est à jour :-)

mercredi 4 mai 2016

Première traversée !

Ca y est, nous sommes donc partis le lundi 25 avril à 18h de Deshaies en Guadeloupe pour 290 milles nautics de navigation, soit 3 nuits et 2 jours. La première nuit s'est plutôt bien passée, au moteur car il n’y avait pas assez de vent. Après une nuit de quarts où le sommeil n'était pas trop au rendez-vous, normal pour une première nuit à bord de Vega, nous avons pu mettre un peu de voile le jour suivant. Le vent et la houle étaient toujours dans notre dos, ce qui n'était pas très confortable, et nous avons commencé à être un peu brassés par moment, notamment quand il s’agissait d’être à l’intérieur du bateau… Pour passé le temps tranquille, on occupe nos journées entre lecture, nettoyage du bateau, mots fléchés, sudoku, sieste, repas et apéro… 





C'est top, pendant la navigation, Alex et Max on réussi à résoudre la problème du moteur, le voilà qu’il démarre au quart de tour maintenant ! Il s'agissait de l'alternateur.
La 2ème nuit fut un peu plus calme, et s'est faite en grande partie à la voile. 
Les 2 lignes de pêche installées à l’arrière du bateau ne donnent toujours rien, mis à part des algues, les sargasses !


Dans l’après-midi, nous avons essuyé un grain et le temps a viré. En abaissant la grand voile, nous l'avons déchirée sur 80 cm. Dorénavant, il nous faudra faire avec le génois jusqu’à Puerto Rico. 


Le temps est à l’orage et nous réussissons à en éviter plusieurs. Par contre, nous allons manquer d’essence, il ne sera donc pas possible de rallier Ponce, comme cela était prévu. A 3 heures du matin, nous sommes cernés par les orages et les grains, heureusement, le vent n’est pas trop fort. Alex prend la décision de traverser l’orage et d’aller à la marina la plus proche « Palmas del mar », nous y serons dans 3 heures. Il est le seul à être en forme, Claudine, Max et moi sommes complètement HS... Et je l'avoue je suis complètement flippée ! Déjà que je n'aime pas les orages à terre, alors en mer...
Comme il faut économiser l’essence, on alterne donc avec le génois, quand il y a du vent, et le moteur. Et comme me l’avait prédit ma belle soeur, Sara, j’ai parlé à notre bateau pour qu’il puisse nous mener à bon port ! Après plus de 2 heures d’orages, nous atteignons donc la marina par un petit chenal et accostons au ponton, ouf !



Alex a très bien géré et pour une première nav, on aurait pu faire plus cool, mais nous l'avons fait et c'est là que débute notre belle aventure !

Tabernacle !

Petite pause à Deshaies pour réparer le moteur et se préparer à partir pour Puerto Rico !
Après le retour de Max et Alex de Point à Pitre avec le nouveau démarreur, nous avons toujours un petit soucis avec celui-ci, mais nous avons décidé de partir quand même et de voir cela à Puerto Rico...